bestriz_afiche_1-1

Exposition artistique: La Force du Geste

Beatriz Stanevitch (artiste peintre)

Grande communicatrice qui parle 5 langues, l’artiste que nous présentons aujourd’hui a ressenti la nécessité de communiquer cette fois-ci à travers la peinture en encre de Chine.

Que veut-elle exprimer? Ses sentiments et son état d’âme révèlent, avec ses gestes picturaux, la profondeur de son intérieur.

Designer d’intérieur de formation, l’artiste a dû se confronter et se confiner à un espace où il y avait toujours des compromis à faire. Même si son passage par cette profession lui a apporté beaucoup de satisfaction, les codes à respecter limitaient sa création.

« C’est devant la feuille blanche, que je caresse d’un bord à l’autre comme un rituel avant de commencer, que je sens le besoin de m’exprimer, contrairement à ce que quelqu’un sent avant de commencer un examen et qui aurait le syndrome de la feuille blanche! » , dit-elle.

La découverte de l’encre de Chine comme mode d’expression est devenu pour l’artiste une vraie passion. Commençant par la calligraphie chinoise en encre noire, elle apprend les traits de base, mais même si elle a réussit en tant qu’occidentale à comprendre la technique, ces traits sont toujours limitant pour elle.

Preuve de cela ses œuvres: Joie de printemps, Saveur Orientale, Sereinement ensemble, entre autres.

Mais Beatriz sentait la nécessité d’autre chose qui la révoltait profondément et qui l’inquiétait au plus haut point.

« Je me suis dit, je veux le grand format » «J’ai besoin que mes traits soient libres comme quelqu’un qui parle à voix haute pour se faire entendre, mais sans crier», dit-elle.

C’est donc grâce à son interaction avec l’artiste Katty Laroche, qui l’a compris et qui a donné son approbation à cette audacieuse créatrice, que Beatriz va plus loin dans son art. L’artiste découvre les différentes teintes de couleur, les transparences, les opacités, les dorés… En appliquant ses talents d’excellente coloriste qu’elle forme ses palettes parfois audacieuses, parfois conservatrices, mais toujours équilibrées. Cela l’a rendue experte dans ce medium, qui, comme elle-même le dit « ne pardonne pas, parce que le trait fait avec l’encre ne peut être camouflé  ».

Un autre aspect que nous découvrons dans ses œuvres, est que partant de l’inconnu et seulement avec deux traits elle a créé par exemple « Le Messager ».

C’est en jouant avec les couleurs et en pur acte de diversion artistique qu’elle crée le « Faisan arrogant dans la prairie ».

Nous voyons la nostalgie dans son œuvre  « Miroir de ma grand-mère »,  où l’artiste inconsciemment nous amène vers un sentiment de révolte intérieur.

Ses œuvres sont de 2015 jusqu’à aujourd’hui.

Pour terminer nous pouvons dire que cette facette de Beatriz a fait son apparition à un âge mature, situation que nous pouvons utiliser comme exemple pour plusieurs personnes qui sentent la même chose et qui manquent de s’y adonner.